Vous avez un job pour moi ?

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Amis lecteurs, bonjour !

         Aujourd’hui, je ne choisirai pas encore les mots clés pour être référencée (et pour cause, je ne les connais toujours pas, tout comme les techniques SEO ! ), mais je poursuivrai coûte que coûte avec mes mots et mes expressions fétiches, qui seront peut-être un jour les vôtres, si vous vous décidez à ne plus vous passer de moi !!!! (Tentative désespérée d’harponnage)

Après un rapide tour des nouveautés sur LinkedIn, la lecture d’articles intéressants (sur le positivisme !), un long détour sur le site de pôle emploi pour dégoter le job de mes rêves (qui ne doit pas encore exister !), la mise à jour de mon CV en ligne, les envois de CV et de lettres de candidature à des offres qui resteront sans réponses… ou alors négatives (Malgré l’intérêt porté à votre CV, nous ne pouvons donner suite) … J’attends.

J’attends la lumière, l’intuition, l’idée, l’inspiration !! Non, pas pour écrire cet article, puisqu’il est publié et peut-être lu, mais pour me retrouver !!

Me retrouver ?

Oui ! Rien que cela ! Me retrouver : moi, ma personne, ma personnalité, ma dignité et pourquoi pas réussir à me façonner un destin professionnel extraordinaire !!

Le tout en attendant la lumière ? me dit ma voix intérieure, toujours prompte à me déstabiliser. Il semblerait qu’elle ne soit plus vraiment à tous les étages  !! Renchérit-elle !

Bref, comment me retrouver ?

Difficile quand on a un peu perdu les pédales et ses repères ! Dans mes rêves, ça marchait plutôt pas mal, je me voyais déjà en « haut de l’affiche », de mes flyers, de mes multiples biographies et portraits, m’imaginant sur les routes de France, bon… euh, disons… de Picardie, enfin… de l’Aisne avec ma vitrine ambulante, ma petite voiture aux couleurs de mon logo, quelque peu mortuaires ! C’était un signe, j’aurais dû me méfier.      Je l’ai compris trop tard !

 Des fleurs pour un enterrement dans les tons violets exprimeront la tristesse et les regrets ressentis. Site de Funéraire Conseils

Voilà, tout est dit, ce qui était visible à travers les couleurs, excepté pour moi, l’est devenu dans la réalité.

Alors lundi prochain, comme pour rompre le sortilège, j’irai rencontrer pour la première fois un psychologue du travail, histoire d’y voir plus clair ou de rallumer la lumière à tous les étages !

Et ce, sans plus attendre … l’opération du Saint Esprit ! Sans plus attendre, alanguie dans mon sofa, un livre à la main, telle une « faignasse » que le boulot frappe à ma porte ! (Vous l’avez, dans votre tête, à l’instant même l’image assez répandue de l’allocataire pôle emploi ?)

Où ça ?

Chez mon patron, mon partenaire professionnel du moment, mon assurance chômage, mon ami intime : Monsieur ou Madame Pôle Emploi, selon la convenance.

Réjouie ? Pas vraiment

Car je ne me sens pas malade, même plutôt encore opérationnelle :

Volontaire, dynamique, organisée, courtoise, sachant écrire et parler correctement, possédant savoir-être et savoir-faire indispensables (mentionnés sur les fiches Rom de pôle-emploi), mais aussi plutôt pas mal de ma personne, souriante,  avec même un sourire d’ange comme désiré par Cuisinella sur son offre (cf : Un sourire d’ange et une organisation d’enfer… – sources : Monster et Pôle emploi) !

Bref, présentable, quoi ?

Et je vous rassure, ce n’est là qu’un bref aperçu de mes compétences !!

Oh, la vantarde !! Allez-vous penser !

Non, pas du tout.  J’applique tout ce que j’ai lu ou entendu depuis des mois ! J’ai consulté des tas d’articles, magazines et journaux spécialisés confondus, j’ai survolé des pages de sites internet plus attrayantes les unes que les autres par des coachs « professionnels », des « en herbe », des free-lances à la recherche de missions… et j’ai même suivi des formations e-learning, toujours avec mon Maître pôle-emploi, quand je ne décrochais pas trop tôt…

Et tous ou presque m’ont conseillé d’être positive, d’aller de l’avant, d’être une battante, de montrer ma niaque, mon énergie car ça, c’est vendeur… auprès des recruteurs ! Et mon écriture ? Elle est vendeuse auprès des éditeurs ? Là, réponse dans un prochain article !

C’est sur qu’à côté d’une paumée dépressive, y a pas photo !!!

Alors j’ai joué le jeu ! Oui, je m’y suis mise, même à contre cœur, même si c’est à l’opposé de mon caractère… J’ai tenté le tout pour le tout, pour séduire le monde professionnel de mon secteur (à la fois, il n’y avait pas foule…) avec des lettres de motivation sur-motivées, des qualificatifs que je ne me serais jamais attribuée en temps normal, un CV de deux pages au lieu d’une (première erreur), une photo au sourire excessif, même une vidéo depuis le site du recruteur avec tailleur et maquillage assorti… Bon, je n’en menais pas large à côté de la jeunesse au teint frais et au corps de dieu (Dieu a un corps ?) ou de déesse. Une jeunesse, qui plus est, bardée de diplômes !

Et ?

Disons que … j’ai joué et j’ai perdu !!

Rien, Nada… La déception a souvent été à la mesure des réponses négatives et il y en a eu ! Je vous laisse imaginer mon état ! J’ai fini par comprendre qu’il n’y avait pas que mes diplômes qui étaient vieux… Moi aussi !

On ne me l’a pas dit clairement, pour le coup, là, ça serait de la discrimination, mais je ne suis pas dupe ! D’ailleurs les entretiens n’ont eu lieu que lorsque j’ai retiré mon âge sur mon CV.

Conclusion ?

A 47 ans, c’est déjà trop tard, je suis remisée au placard ! Remarque, j’ai enfin le temps d’écrire ! Mais ce n’est pas cela qui me nourrit !

La niaque, c’est bien connu, c’est à 25 / 30 ans qu’on l’a, quand on n’a pas d’expériences mais l’envie. Quand on est manipulable à merci pour les plus faibles, quand on est prêt à tout pour les plus forts : écraser tout sur son passage, ses collègues pour sortir du lot, pour progresser socialement et financièrement ou pour être reconnu par ses pairs et les bouffer à leurs tours !!!

Et si tu n’as pas la niaque ?

Alors là, à 25 ou plus de 40 ans, il te faut un bon réseau, disons que tes parents ou tes proches, ton mari ou ton épouse qui excellent dans leur job, ont un bon réseau. D’ailleurs c’est déjà comme ça que tes enfants ou toi-même, plus jeune, vous avez eu un super stage, assurant un CV plutôt prometteur et des entrées dans des boites parfois inaccessibles pour  le commun des mortels !

Quelle mauvaise langue !! Oui, c’est mon côté réactionnaire et parfois primaire de l’envieux qui n’y a pas eu droit ! Ceci dit, je vous l’accorde, certains s’en sortent aussi par leur seule volonté ou niaque, mais restons sérieux, il n’y a pas foison !!

Alors compétent avec ou sans niaque, quel est le problème ?

D’abord, je suis de ceux ou celles qui pensent que « Ne pas avoir la niaque » au sens « guerrier » ne veut pas dire pour autant incompétent  ! Evidemment je prêche pour ma paroisse !

Le problème, à plus de quarante ans pour une femme, c’est sans conteste selon moi, je le répète, l’âge et pas uniquement le fait de son physique ramollo ! Ah oui, parce que j’oubliais, le mieux, c’est de ne pas avoir d’enfants et de faire beaucoup de sport, pour être endurante et svelte, un plus dans le commerce !! Derrière un bureau, on s’en fout un peu de tes bourrelets… t’as plus de chance de convenir… Tant que tu es aimable au téléphone !

Le deuxième problème c’est qu’à 47 ans, vous avez de l’expérience et des compétences, mais rares sont les recruteurs, prêts à payer. Quand on sait les inégalités salariales déjà existantes entre les hommes et les femmes, c’est la double peine. Corrine Hirsch, dont j’aime lire les articles sur LinkedIn me les rappelle régulièrement, ces inégalités.

Bien sûr pour ne pas vous dire que le problème, c’est votre âge, ils invoqueront donc vos prétentions salariales, trop élevées pour le poste évidemment ou alors la dure loi du marché, avec trop de personnes pour une place, qui ira par conséquent au plus offrant, au moins payé, plutôt ! Mais cela, ce n’est que le premier faux prétexte, car quand vous les assurez de votre bonne volonté de vous asseoir sur vos prétentions salariales « légitimes » à vos yeux au regard de vos années de salariat, il y aura toujours une autre excuse, quelqu’un de plus compétent, souvent un homme, plus apte de par sa masculinité et plus jeune, mais avec de l’expérience quand même !

Bref, le poste m’est encore passé sous le nez ! Ne m’avait-on pas dit qu’il fallait bien travailler à l’école, faire des études, des formations tout au long de sa vie professionnelle pour s’enrichir et développer ses compétences, se diversifier, se cultiver, progresser pour gagner en autonomie financière comme toute femme moderne qui se respecte et j’en passe … ? ! Quelle déconvenue !

Désabusée ?

Oui, souvent. Un sentiment de fin de vie « professionnelle », d’illégitimité.

C’est dégradant et humiliant de ne pas retrouver un job parce que j’ai eu l’audace de vouloir faire une parenthèse, autre chose de ma vie professionnelle, comme écrire un livre, parce que je ne me suis pas satisfaite de rester dans ma routine professionnelle d’avant et de faner, parce que j’ai voulu vivre mon rêve que des charlatans en tout genre vous prédisent comme ce qu’il y a de plus authentique et de vrai en vous ! Parce que je n’ai pas l’argent nécessaire pour développer commercialement ma petite affaire, parce que je n’ai pas l’idée vendeuse pour réussir un business, parce que je n’ai pas un réseau ou de connaissances influentes, parce que je n’ai que des mots qui ne sont pas à vendre…

Je ne sais plus, si j’ai eu raison d’y croire ou tort d’avoir essayé sans assurer mes arrières et un avenir financier. Au fond, une routine et un confort matériel ne valent-ils pas mieux que la précarité ou la perfusion à un homme, même avec tout l’amour que l’on se porte mutuellement ?

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