Qui est Laura ?

Partager c'est aimer !

C’est une jeune infographiste, qui a fait ses études d’Arts Graphiques au lycée Saint-Vincent de Paul de Soissons, un CAP de dessinateur/dessinatrice d’exécution en communication graphique, puis un Bac Professionnel des Métiers d’Arts. Par la suite, elle a choisi l’alternance en décrochant un contrat avec une agence de communication de Laon pour le BTS Communication Visuelle avec option publicités, édition et graphismes qu’elle a obtenu en deux ans. Elle est entrée il y a plus d’un an dans l’entreprise de monsieur Philippe Leducq, imprimeur depuis une trentaine d’année à Gauchy… Imprimeur de mon livre, que je remercie pour m’avoir permis cette journée en immersion.

Infographiste ? Qu’est-ce que c’est ? 

Avant tout, c’est « aimer » l’informatique, car Laura passe la plupart de son temps face à ses deux écrans avec une horloge qui lui rappelle que le temps passe vite, parfois beaucoup trop vite à son goût et elle n’est pas la seule dans ce cas. Ils sont trois avec Christine et Gérald à se partager les tâches dans le bureau PAO (Publication Assistée par Ordinateur) du rez-de-chaussée sous le regard de Thierry Beaurain, leur chef de production avec ses plus de trente ans de maison et de savoir-faire chez Alliance Partenaires Graphiques. Le rez-de-chaussée, c’est bruyant comme je m’en rends très vite compte, mais l’avantage c’est que Laura est tout près des machines, ces gigantesques imprimantes « offset » ou numériques qui tournent presque en permanence et qui produisent sur papier le fruit de son travail, de ses conceptions graphiques, et ce en quelques heures, jours ou semaines.

Conceptions graphiques Assistées ?

Pour les amoureux de graphisme et d’informatique, c’est assez clair, ça tourne autour de l’écriture et de différentes formes graphiques, assistées en l’occurrence par l’ordinateur et plus particulièrement de logiciels, comme InDesign ou encore Illustrator. Pour les novices comme moi, c’est un peu plus vague alors Laura m’a quelque peu expliqué le fonctionnement : tu cliques à droite, tu cliques à gauche, en haut, en bas, tu vérifies et le tour est joué ! Je plaisante et elle le sait, car il en faut bien plus pour être une professionnelle aguerrie comme elle. Évidemment, je reste bouche bée devant son travail, moi qui aimerais maîtriser de tels logiciels !

Bref, Laura travaille avec ses logiciels à la composition et à la typographie de documents créés par d’autres, ses clients : des particuliers, des professionnels, des agences de communication… ou créés par elle-même quand elle a carte blanche. Et avoir carte blanche, c’est plutôt rare alors elle sait apprécier le moment quand il arrive, car en plus de son savoir-faire habituel, elle doit déployer toute sa créativité pour présenter au client le travail demandé, le subjuguer et enfin s’accorder sa confiance pour d’autres projets.

Chaque jour, elle vérifie, ajuste, contrôle et réalise tous types de supports de communication visuelle : cartes de visites ou de vœux, brochures, publicités, affiches, dépliants… mais aussi T-shirts, bâches, enseignes, marquages de véhicules ou clés usb… En contact constant avec le client, elle attend le feu vert et la signature du BAT (Bon à tirer) avant l’impression en numérique ou en offset. À la différence du numérique, pour l’impression offset elle devra s’acquitter d’une tâche supplémentaire, qu’elle appelle dans son jargon « l’imposition », c’est-à-dire imposer sur des plaques en aluminium le texte, le dessin, le tableau… tout ce qui aura été prévu avec et pour le client. Cette étape se fait sur de grandes plaques fragiles, qu’il faut manipuler avec précaution, mais nécessaires à l’impression en quadri couleurs. Quadri pour quatre couleurs : jaune, magenta, cyan et noir, comme pour les cartouches de nos petites imprimantes de maison ou de bureau, sauf que là, on ne joue pas dans la même catégorie. Changement de décor et parce qu’elle tient à ce que je comprenne au mieux le cheminement d’une commande, de sa conception informatique à son impression papier, ma guide Laura choisit de m’emmener dans les ateliers. Alors que je suis venue pour découvrir un métier, celui d’infographiste, je vais en découvrir d’autres, ceux de « ses Partenaires Graphiques », car selon elle, son travail est avant tout un travail d’équipe. Rien ne se fait les uns sans les autres.

Nous entrons tout d’abord dans le secteur de l’impression « offset » avec ses trois machines imposantes au cœur de l’atelier. Elles tournent presque 24 heures sur 24, débitent des rames et des rames de papier préalablement préparées par Damien et recoupées par Éric. Les feuilles rentrent d’un côté pour ressortir de l’autre après être passées sur les plaques et les couleurs successives avec succès. Trois machines, trois conducteurs, trois hommes d’expérience, qui ont tous un binôme, ce qui fait six hommes d’expérience pour trois machines.

Je rencontre John, à la tête de la Komori, l’imprimante « dernier cri » de la maison, imposante et bruyante, pour laquelle il voue une véritable passion, un bijou de haute technologie dont il prend soin avec minutie. Face à son écran informatique, il vérifie les toutes dernières données, me confie son plaisir d’apprendre quotidiennement depuis de nombreuses années et lance enfin la machine, qui lui livre ce qu’il attend d’elle, de magnifiques impressions dans un vrombissement incroyable. Nous enchaînons la visite avec Pascal sur la SM74, dont l’avantage est de produire du recto verso directement puis Mickaël sur la SM72, un plus petit gabarit, plus ancien aussi, mais toujours très efficace.

Après j’ai rencontré de nombreuses personnes, disponibles et promptes à m’expliquer leurs métiers. Chacune d’entre elles mériterait un portrait, mais ceci nécessiterait encore beaucoup de lignes à écrire. Malheureusement le temps me manque alors je ne vais faire que les citer en espérant qu’elles me pardonnent : Alexandre à la reliure, Didier et Jérôme pour les découpes avec formes et rainage, Dimitri, Mickaël et Peggy à l’assemblage, Olivier dit « Fangio » à l’expédition, Fabrice à la logistique et le conditionnement, Yvan à la coordination de la production, mais aussi Benoit et Luc à l’impression numérique. À l’étage, j’ai retrouvé Christine, rencontrée à l’aviron, chargée de la qualité, Louise à l’accueil, Françoise à la comptabilité et les deux commerciaux présents…

Je pense à Typhanie, qui dans la chaleur écrasante et l’odeur des encres de son atelier m’a expliqué son travail qui consiste à floquer des T-Shirts ou des sweat-shirts aux logos des clients, à Sébastien et Nicolas dans l’atelier, puis Nicolas, à la tête du service PAO. Ils travaillent tous pour Sérisign, la société sœur de APG, spécialisée dans la signalétique et la sérigraphie.

Bref, vous l’aurez compris, ils sont très nombreux et ils sont les forces vives d’Alliance Partenaires Graphiques. Mais pour finir, c’est de Laura dont je veux encore parler, car cette jeune femme, c’est un sourire qui égaye votre journée, c’est une professionnelle au service de ses clients et de son entreprise, c’est une créatrice dans l’âme et une maman attentionnée, qui jongle entre sa vie personnelle et sa vie professionnelle, certes comme nombre d’entre nous, mais avec des horaires compliqués, 6-13h, 13-20h ou encore 8-12 et 14-17h. Elle est avant tout pour moi, une belle rencontre dont j’avais très envie de parler et je la remercie infiniment d’avoir répondu positivement à mon invitation et d’alimenter par conséquent mon tout nouveau site internet.

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